Archive pour la Catégorie 'Portraits'

Portrait:Jean-Pierre DETEIX

Jean-Pierre Deteix
CV Express

66 ans, Auvergnat arrivé sur le Territoire le 06/01/69 pour fonder l’ENEP et Blaise Pascal avec Pierre Declercq.3 enfants, 6 petits-enfants très métissés (wallisien, indonésien, calédonien, métropolitain…)

- ENEP : professeur de psycho pédagogie et psychologie
Blaise Pascal : professeur Philosophie
- Imprimeur chez Graphoprint.
- Directeur d’école primaire à Yaté.
- Directeur du bureau psycho pédagogique de la DEC.

- De  1969 à 1989, je me suis investi dans l’éducation populaire : formation des jeunes pour l’animation des loisirs et conscientisation  politique. Je suis devenu Président du comité territorial de la jeunesse regroupant les grandes associations de jeunesse : ACAF, Scouts de France, Groupes de jeunes de l’Eglise Evangélique, UCJC, UCJG.
- Je me suis engagé en politique en 1969, avec les Foulards Rouges. Ma carrière professionnelle a souvent été cassée à cause de mes choix politiques. J’ai été licencié plusieurs fois au motif que je soutenais  la cause indépendantiste.
- Militant UC, pendant les évènements,
- J’ai été Secrétaire général du gouvernement provisoire de kanaky en 1984,
- J’ai contribué à la création de Radio Djiido, puis j’y ai assuré l’information dans les premiers mois, avant de passer la main à Claudette Trupit.
- J’ai créé l’Agence Kanak de Presse, après Bwénando. Les médias locaux ne pouvant se rendre sur le terrain, nous traitions l’information qui nous revenait de nos réseaux et nous la diffusions chaque jour à la presse internationale, en français et en anglais.
- A la demande du président de l’UC (F. Burck), j’ai travaillé pendant 13 ans, avec Marie-Claude et Octave à la création de l’ADCK puis la construction du Centre Culturel Tjibaou. Là, j’ai rencontré tous les métiers de la culture ; cela m’a donné une expérience qui me permet de comprendre les artistes et de les accompagner.
- En 2000 nous avons organisé le Festival des arts du pacifique.
- L’an dernier, à la demande des artistes,  j’ai présidé l’opération « Si y’a pas toi, y’a pas moi ».
- De 2005 à 2009 : directeur de cabinet des élus UC au Congrès.

- Durant les 23 dernières années, j’ai développé une maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes (Alzheimer, Parkinson, démences séniles…) qui accompagne aujourd’hui 26 personnes qui ne peuvent rester à domicile.

Mon engagement sur la liste « Ouverture Citoyenne »
Je suis aujourd’hui sur la liste ouverture citoyenne parce que nous partageons une même analyse de la situation politique en refusant la logique des blocs et pour construire le destin commun à partir de nos divergences d’origine politique. C’est le challenge à réussir pour que l’accord de Nouméa réussisse.
Je considère que nous répondons à une forte aspiration de la population. En 2004, la percée de  l’Avenir Ensemble, n’était pas uniquement liée au rejet d’une politique mais elle exprimait surtout le besoin de lever la « chape de plomb » étouffante générée par la tension entre les deux blocs. A nous de  transformer cet essai.
Il a été signé par 3 partenaires : l’Etat, le FLNKS et le RPCR. Ce schéma à trois partenaires historiques s’est installé dans nos têtes, un peu par parresse. Nous avons pris l’habitude de voir l’Etat, pour organiser le comité des signataires ou les transferts des compétences. Il réunit les partenaires et les oblige à discuter pour se mettre d’accord. Ce n’est pas l’idéal pour aboutir à un consensus serein. Je crois que le véritable esprit de l’accord de Nouméa est un peu différent. Les partenaires locaux doivent d’abord chercher le consensus entre eux, ici, avant de rencontrer l’Etat afin de lui dire comment ils envisagent l’avenir. C’est une démarche un peu différente, mais plus mûre et plus porteuse de paix.

Portrait:Karen Lévèque

Karen Leveque

CV Express
43 ans 2 enfants (16 & 14 ans) Infirmière en service cancérologie en métropole puis au CHT Nouméa
Infirmière libérale depuis 17 ans sur le Mont-Dore
A enseigné la danse classique pendant 10 ans au Mont-Dore
Pratique le cheval, le golf et fait partie d’une troupe de théâtre amateur

« Je suis quelqu’un de passionné. J’aime la nature, j’aime me retrouver à l’extérieur. La mer est un élément essentiel dans ma vie, la mer m’apaise. J’aime aller au devant de l’autre.

Dans le cadre de mon travail, je rencontre des gens de milieux sociaux, professionnels ou politiques différents. Cette  richesse humaine m’a fait tomber amoureuse du pays au-delà des clichés classiques : cocotiers et sable blanc. L’humain m’intéresse, je ne vois que ce qui est bon chez l’homme quel qu’il soit.

Mon engagement sur la liste « Ouverture Citoyenne » n’est pas anodin. J’ai croisé par le biais de mon métier beaucoup de gens. Lorsqu’on est infirmière libérale, on entre dans l’intimité des gens, on discute, on échange, on écoute… Sur cette liste, j’ai trouvé une grande ouverture d’esprit, une réelle envie de travailler ensemble au-delà de tout ce qui peser sur nos différences sociales,  ethniques ou politique.

Je suis arrivée en 1989 en Nouvelle-Calédonie. Mon mari a été affecté au dispensaire de La Foa.  Toutes les communautés nous ont ouvert leur porte.   J’ai fait la pêche avec les kanaks, rentrée du bétail avec les broussards… la proximité de la ville fait que l’on s’éloigne les uns des autres, pour moi ce n’est pas ça la Nouvelle-Calédonie.

Mon engagement sur cette liste n’est pas une démarche politique, je veux travailler. Je ne veux pas faire de la politique comme on peut l’entendre aujourd’hui, je veux faire  de la politique autrement.

Ce n’est pas un caprice de bourgeoise qui s’ennuie. Je pense que lorsque l’on est jeune, on tolère des choses. En vieillissant, on prend conscience, on réagit et on veut du concret. Je fais parti d ‘une communauté qui n’est pas assez représentée sur les listes. J’ai envie de m’investir pour mon pays. Je suis prête aujourd’hui.

- Le secteur de la santé m’intéresse, le sujet m’intéresse, mon mari est médecin.
- En tant que mère de famille, je suis préoccupée par l’avenir des mes enfants et naturellement par celui de la jeunesse.
- La concentration de squats sur Nouméa, chaque matin, en amenant mon fils au lycée, je la vois. Je ne peux pas ne pas regarder !  Je vois de la misère dans un pays riche. Je me pose des questions.

Je n’ai pas d’appartenance politique réelle. Je suis de tendance droite modérée. J’ai toujours voté en fonction des discours et des programmes. Je suis libre penseuse. J’aime la politique.
J’ai toujours voté de manière réfléchie ».

Portrait: Christian PHAM

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CV Express :
43 ans, père de 4 garçons
BAC C au Lycée Blaise Pascal
Ingénieur en électronique (Montpellier)
DESS en gestion des entreprises à IAE de Montpellier

Responsable projet sur circuits imprimés à Sextant Avionic  Villacoublay  (filiale AIRBUS)

En 1994, je suis rentré au pays, je n’ai pas trouvé de travail correspondant à mes compétences. J’intègre alors le Lycée Blaise Pascal puis le Collège d’Ouvéa.  L’enseignement me plaît, j’obtiens le CAPES de mathématiques en 2001 et prépare actuellement l’agrégation de mathématique (admissible au concours).

Mon engagement sur la liste
Je connaissais Maurice Sitrita. En échangeant ensemble, je me suis aperçu que les idées développées par cette liste me plaisaient. On parle de destin commun et on y associe à ces 2 mots, des choses concrètes.J’ai aussi l’impression que cette liste représente l’espoir qu’avait suscité en 2004 la liste de l’Avenir Ensemble et a été par la suite complètement « vérolé ». Les idées étaient bonnes, mais gâchées par des ambitions personnelles.Mon choix d’être sur cette liste n’a pas été évident car je n’aime pas m’exposer. Je suis quelqu’un de discret. Le mot destin commun est à la mode. Je veux que ces termes se concrétisent dans les faits et ne restent pas que des « mots ».Je veux que mes enfants soient heureux. J’ai souvenir enfant, de mes voyages sur l’ensemble du pays avec mon père, à l’époque colporteur. J’étais heureux. Je veux laisser ces images à mes enfants de cette calédonie fraternelle. Je veux pour eux qu’ils puissent vivre en bonne intelligence.

Portrait: Christian CANEL

 

Christian Canel

CV Express:

Christian CANEL
Arrivé avec mes parents en 1958, j’ai fait toute ma scolarité à Nouméa pour la terminer au lycée Lapérouse. Je suis Papa deux filles nées en Nelle Calédonie : Leïla et Moea.
Instituteur puis  instituteur spécialisé auprès des enfants en difficultés
Secrétaire Général de l’ACAF depuis 1992
Nombreuses responsabilités associatives.

PARCOURS

« J’ai fait toute ma carrière d’enseignant d’abord à Montravel (Pierre Lenquete) puis dans les quartiers nord de la ville, essentiellement auprès d’enfants en difficultés.

Issu d’un milieu aisé, plutôt favorisé, père directeur à la SLN (dans les années 60 et 70, Gaston Hmeun et Octave Togna étaient alors membres actifs de l’USOENC),

Lorsque j’ai pris mon poste à Montravel, j’ai développé une fibre sociale. J’ai découvert les milieux océaniens. C’est un peu là que j’ai construit ma sensibilité sociale alors qu’à priori, rien ne me destinait à cela.  A cette même époque, j’ai découvert l’ACAF (créée dans les années 1970). Un autre champ de l’éducation  sur le temps libre de l’enfant. Je suis allé suivre un stage et de là ai commencé à militer au sein de cette association.

Puis, je me suis envolé pour la France afin de suivre une formation  spécialisée de rééducateur auprès des Groupes d’Aides Psycho-pédagogiquse (GAPP). Tout en continuant mes activités au sein de l’ACAF, j’intervenais professionnellement auprès d’enfants en difficulté dans les quartiers « nord » de la ville, et ce pendant 12 années.

J’ai contribué à créer des associations telles que :
Association des Parents des Enfants en difficulté,
Mouvement pour l’Epanouissement Psychologique de l’enfant et de l’adolescent,
création du Centre d’Observation et de Traitement médico psycho pédagogique.
Montage de chantiers de jeunes visant à l’insertion et à la création d’espaces de jeux pour les enfants.

Mon engagement associatif devenant de plus en plus important, en 1992, je deviens le Secrétaire Général permanent de l’ACAF. Je reste dans l’éducation, j’allie alors mon activité professionnelle et  mon action associative

Une des caractéristiques du réseau humain à l’ACAF (plus de 11.000 personnes formées en 30 ans), c’est qu’il est constitué d’hommes et de femmes d’origines diversifiées sur les plans : professionnel, culturel, géographique… Cette diversité me démontre qu’il est tout à fait possible de travailler avec tout le monde sur le même espace et en même temps, ça ne nous  pose plus de problème, c’est naturel. A l’ACAF beaucoup de gens se retrouvent engagés dans des partis politiques différents.

Mon engagement sur la liste « Ouverture Citoyenne »

En 2004, j’ai pensé que la logique de l’Avenir Ensemble était une logique intéressante. Après leur rupture interne, je me suis dit qu’il fallait reprendre cette logique, la pousser plus loin et aller chercher les gens de tous bords et travailler ensemble. Deux choses ont déclenché mon choix :
la création du pôle progressiste par Jean-Pierre Deteix, je m’apercevais que je n’étais pas seul,
la déclaration de cet homme politique sur un référendum en 2014 et la radicalisation de certains indépendantistes.

Ni loyaliste, ni indépendantiste, j’ai pris alors conscience que nous ne pouvions pas retourner à la logique des 2 blocs : Majorité/Minorité, c’est le référendum de 1987. Nous devions conforter l’accord de Nouméa, la ligne approuvée par 72 % des électeurs en Nelle Calédonie  et signée de nos élus.

Portrait : Anne-Laure FUKUHARA

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Cv Express:
27 ans
Licence Lettres Modernes

2002 : professeur de français au collège de Wé, Lifou
2003-2005 : professeur de français/latin au collège de Champagnat
2006 : Professeur au lycée Professionnel de Champagnat Païta
2007 : Lycée Professionnel Jean XIII
2008 : Professeur au  collège Hyppolite Bonou
Les motifs de mon engagement :

« Les jeunes de mon âge ne se retrouvent pas dans les partis politiques existants et le débat politique ressemble à un « nid de serpents ». Je suis de droite mais ne me sens pas concernée par les différents discours.
Je faisais comme la majorité des Calédoniens, je râlais devant mon poste de télévision.

Mon engagement sur la liste « Ouverture Citoyenne » correspond à une prise de conscience. Il faut arrêter de se plaindre en silence et essayer de faire avancer les choses.

J’ai l’impression que les politiciens ne vivent pas dans le même pays que nous. Aucun des partis  n’est représentatif de la mixité ethnique, culturelle mais surtout politique de la Nouvelle-Calédonie.

« Ouverture Citoyenne » offre aujourd’hui, la possibilité à des personnes de droite, indépendantistes ou non indépendantistes de s’exprimer au nom de la Nouvelle-Calédonie avec toute sa diversité.

Je côtoie par mon métier, des jeunes. Ces derniers n’évoluent pas forcément de manière positive. Le taux d’échec scolaire est important en amont et se répercute en aval par des problèmes : problème d’insertion sociale, professionnelle. Il y a scission importante entre les parents et les enseignants. Ces derniers se juxtaposent mais ne travaillent pas ensemble.  Les parents doivent s’impliquer davantage, le corps enseignant aussi par la mise en place d’un partenariat commun pour l’avenir des enfants. »

Portrait: Françoise IMASSI

Françoise IMASSI

CV express :

Née en Hollande, enfance à Tahiti, puis Japon, puis Nouvelle Calédonie.
Etudes en Métropole (1981), puis retour en N.C. (1993).

Formation :
en psychopathologie clinique
en anthropologie générale et appliquée.
En psychologie de la communication

Expériences professionnelles dans les domaines :
du recrutement
de la formation professionnelle des jeunes adultes
de l’insertion professionnelle
de la psychologie de l’enfant

 

Les motifs de mon engagement :

Aujourd’hui, je constate que sommes contraints de nous positionner dans des schémas préconçus que nous n’avons pas choisis, et dont nous voyons qu’ils ne pourront perdurer face aux enjeux des années à venir. Au contraire, ils retardent la mise en œuvre d’une étape incontournable : donner corps aux Accords de Nouméa, impliquant l’ensemble de la population.

Ouverture Citoyenne constitue une approche qui ambitionne de prendre en compte les multiples composantes de notre société calédonienne. C’est sur cette base que chaque citoyen pourra s’engager, avoir sa place, dans un système cohérent, et dans lequel il doit trouver ses intérêts.

Il y a beaucoup à construire, pour la mise en forme des Accords de Nouméa, tous ensemble, dans une même volonté de réussite. Cela doit se faire sur des bases saines et objectives : nous sommes tous concernés, avec nos différences, et surtout nos points communs !

Portrait: Michel JORDA

Michel JORDA

CV Express

  • 50 ans
  • né à Alger, arrivé à Nouméa en 1992
  • Médecin
  • Coprésident du Comité de Lutte contre le SIDA


Mon métier, et les différents modes d’exercice, m’ont permi de connaître et d’apprécier ce pays et ses habitants de toutes ethnies. J’ai pu travailler dans le nord, les iles, la brousse, à Nouméa, dans différents services d’urgences, et maintenant à cheval entre GoroNickel et Wallis. J’ai toujours été étonné et ravi du sens de l’accueil de chacune des ethnies.

Mes activités associatives m’ont permis de mesurer les difficultés liées aux partage des blocs: impossible de prendre une décision d’intérêt général sans être taxé de rouler pour l’un ou pour l’autre des blocs… La limite de l’action associative m’a aussi projeté dans la politique.

Mon engagement dans « Ouverture Citoyenne »
Mon engagement de longue date au parti socialiste, et mon implication forte dans le pôle progressiste, m’ont naturellement conduit dans cette liste ouverte bien sur, mais surtout composée d’acteurs de valeur, désintéressés, et prêts à oeuvrer sans contre partie dans l’intérêt général. L’idée de sortir des blocs et des clivages m’a confirmé dans cet engagement. Au lieu de nous guider vers le laboratoire de démocratie que définit l’accord de Nouméa, les « politiciens professionnels » qui mènent la calédonie, s’ingénient à dresser les blocs les uns contre les autres. C’est le règne des petis calculs, de la peur, de la frustration…. Nous sommes loin de la mission du dialogue qui avait amené à l’accord de Matignon.
J’ai toujours cru que les calédoniens étaient sur bien des points en avance sur leurs politiciens. Cette liste m’a aussi paru un exemple du courage qui les anime: Chacun des membres garde ses convictions, mais nous savons nous mettre ensemble autour de la table, et remplir le panier commun des idées qui nous permettent d’avancer, au lieu de se jeter des anathèmes à la figure… Chacun de nous évolue, et fait évoluer les autres dans un travail commun.

Portrait : Helena Fogliani

Helena Fogliani
CV Express

37 ans

Origine Bretonne, mariée à un calédonien, 2 enfants (5 ans et 10 ans)
Infirmière d’Etat (1994) ; a travaillé en Polynésie Française avant de rejoindre la NC.

  • 1996 à 1999 : CHT Gaston Bourret
  • 1999 à 2004 : CHS Nouville
  • Depuis 2004 : CHT Gaston Bourret
  • 2006 : formation cadre de santé à Marseille + une licence administration Economie Sociale
  • 2007 : CHT cadre santé au service ORL

 

 

Mon engagement dans « Ouverture Citoyenne »
Mon engagement part d’un constat de terrain que j’ai observé dans mon parcours professionnel.

- Pour les personnes âgées : manque de structures de soin,  de réadaptation et de rééducation  de moyens et longs séjours, démission des familles auprès de la personne âgée.
- Pour les jeunes : de gros problèmes sociaux, des conduites additives (tabac, cannabis, alcool…), abandon scolaire.

Dans le milieu hospitalier, nous sommes démunis par rapport à cette prise en charge de la personne âgée et du jeune à la dérive. Il n’y a aucune cohésion dans les prises en charge médicale, difficultés sociales majeures.

Je travaille avec des acteurs sociaux de différents horizons, de différentes cultures au quotidien. J’ai acquis par ces rencontres, une grande richesse dans les échanges et la connaissance de l’autre.

J’ai été meurtrie par les paroles de certains politiques qui nous demandent de « laisser la politique aux gens dont c’est le métier !! ». La politique est d’abord l’affaire de tous.

M’engager sur la liste « Ouverture Citoyenne », c’est rejoindre une équipe de personnes issues de la société civile qui ont une bonne connaissance du terrain et qui se sont unis pour repenser leur pays et préparer l’avenir … J’ai trouvé ma place.

Portrait: Marie-Claude Wetta épouse Tjibaou

Marie Claude Tjibaou
 

CV Express:

  • Veuve de Jean-Marie Tjibaou,
  • Chevalier de la Légion Honneur
  • Mère de 6 enfants
  • Protestante
  • Grande sportive, elle a participé aux Jeux de :
    • Nouméa (médaillée argent)
    • Guam (médaillée or et bronze)
    • Papouasie Nouvelle-Guinée (médaillée or et argent)
    • Tahiti (médaillées or)

Parcours :

  • Fonctionnaire de la Nouvelle-Calédonie à la retraite
  • Service du développement et Education de Base pour la formation  des adultes notamment avec la mise en place des groupes de femmes de la Côte Est + Service Etat avec Jacques Iekawé (Rapporteur Général du Fonds d’Aide au Développement de l’Intérieur et des Iles)
  • formation des promoteurs à la gestion et accompagnement des projets + agent Agence de Développement Rural et d’Aménagement du Foncier).

Depuis 1989, après le décès de Jean-Marie Tjibaou, elle est approchée par l’UC pour mettre en place l’ADCK au côté de Octave Togna et Jean-Pierre Deteix.
Elle est présidente du CA de cet établissement public depuis sa création (Participation active à Melanésia 2000 en 1975).Conseillère au CES de Nouvelle-Calédonie (5 ans)
Conseillère au  CES Paris, 3ème institution de la République, représentant la Société Civile Française (10 ans dont 5 ans au titre de la représentation de la NC groupe Outre Mer et 5 ans par désignation du Président de la République en tant que personnalité qualifiée).

Son engagement à « Ouverture Citoyenne »

« Tout au long de ma vie, j’ai œuvré pour promouvoir la femme en général et kanak en particulier. Lorsque l’on vient d’une société traditionnelle, les fortes mutations sociales nous obligent à placer des passerelles pour construire un développement harmonieux sans déstructurer nos propres sociétés. J’ai toujours essayé de construire le développement en rendant les hommes et les femmes acteurs pour éviter qu’ils subissent les choses. Pour moi, le discours politique  doit devenir une réalité sur le terrain.
Construire une société juste pour moi, c’est permettre une cohésion sociale pour que le fossé des inégalités soit comblé.

Mon implication aujourd’hui dans « ouverture citoyenne » correspond à mon refus de la politique des 2 blocs… c’est d’abord mon 1er constat.

La devise de mes pères « 2 couleurs, 1 seul peuple », je ne la retrouve plus dans mon parti d’origine.
Je me suis engagée sur une liste en Province Sud parce que j’estime que le débat est ici.

Le choix d’adhérer à « Ouverture Citoyenne » n’est pas une contradiction avec la devise « 2 couleurs, 1 seul peuple » car nous sommes des hommes et des femmes d’origine diverse, de culture différente et notre objectif commun est d’œuvrer pour la construction de notre pays.
Nous dépassons nos clivages pour aller à l’essentiel et nous mettre au travail. Nous avons démontré par nos engagements au quotidien que construire le pays est possible. Je suis sereine en disant tout cela ! Je ne renie en rien mes engagements.
J’ai été élevée pour servir mon pays ».

 

Portrait: Élie Poigoune

Elie Poigoune

 

Son parcours :

  • groupe 1878 pour la revendication des terres
  • Adhérent du Palika
  • enseignant retraité, professeur de mathématique au Lycée Lapérousse.
  • Président de la Ligue des Droits de l’Homme
  • Initiateur et membre actif de l’Association Juvenat

Le juvénat est une structure scolaire mise en place pour aider et soutenir les lycéens de l’Intérieur et des Iles après constat de l’échec scolaire. Son but est d’aider, soutenir et faire émerger des jeunes qui ont des capacités.

Son engagement à « Ouverture Citoyenne »

« Depuis plusieurs années, je me suis impliqué dans la vie de la cité avec les jeunes et la ligue des droits de l’homme. Je rencontre des gens d’obédiences politiques différentes.

J’ai travaillé avec ces personnes d’opinions différentes sur des problèmes concrets de la Cité : échec scolaire, jeunes déstructurés, droits non respectés, cherté de vie d’où alimentation mal adapté… J’ai envie de donner une dimension politique à tout ce travail et construire le pays au-delà de nos différences… ».

 

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